C'était il y a quelques années. Trente ans environ. Avant-hier. Le basket rentrait tête la première dans le professionnalisme.
Les bases de notre sport en furent ébranlées. Et pas seulement au plan économique. Fascinés (avec juste raison) par le jeu d'Outre-Atlantique, nous avons également été subjugués par les formules (play-off), les paillettes (poms-poms…) et la puissance de la NBA dont le fonctionnement (contre toute raison cette fois) fut donné en exemple. Tout était bon pour achever le " basket-patronnage ".
Le parallèle continuel et continuellement désavantageux entre notre modèle - malgré ses efforts de rénovation - et le modèle américain posera sans le vouloir les fondations d'un rejet du spectacle offert sur nos écrans de télévision par les équipes françaises lorsqu'elles seront à partir de la fin des années 80, correctement diffusées. Peu à peu le basket passera pour un sport illisible qui ne correspond pas aux aspirations de notre société et deviendra le porte-drapeau d'une culture envahissante à laquelle le grand public français aura du mal à s'identifier.
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