Comme le tome précédent, celui-ci est organisé de manière chronologique. Il est ainsi possible de suivre les évènements d'une saison particulière et d'en connaître les résultats nationaux et internationaux. De même, il est recommandé de se référer aux " Instantanés " dans lesquels abondent détails, remarques, réflexions ou anecdotes. Ce " patchwork " satisfera bien des curiosités dont l'époque, ici traitée, ne manque pas.
En effet, en dépit des succès de l'Equipe de France, le basket restait quasi confidentiel au niveau de l'élite de ses clubs. La décision fédérale d'autoriser la participation de deux étrangers par équipe dans le championnat national allait bouleverser l'ordre des choses et précipiter un mouvement dont les conséquences s'avéreront irréversibles. Les Etats-Unis représentaient un réservoir inépuisable ; les associations y puisèrent en proposant à des joueurs américains de venir (contre rémunération) renforcer leur équipe.
Cette brusque intrusion de l'argent largement distribué dans un domaine où la plupart des responsables restaient attachés à une certaine forme d'amateurisme, créa de nombreux conflits et des problèmes sans fin aux dirigeants. Ils furent confrontés aux aléas d'une entreprise de spectacle saisi par " l'américanisation " à l'image de tous les pays européens : soutenu par la presse spécialisée, apparu dans les kiosques, et la télévision, le basket avait, en quelques années, changé de visage.
Parallèlement au chambardement de son élite, il avait séduit la jeunesse grâce au " Mini " ; devenu une référence éducative le " basket des petits " attirait de plus en plus d'enfants en assurant à la Fédération des chiffres de licenciés continuellement à la hausse. Cet anachronisme apparent et les situations qui en découlèrent sont, avec la déconfiture de nos sélections nationales, au centre de cet ouvrage.
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